Dans le bâtiment, les apparences sont parfois trompeuses. Certaines fissures qui paraissent non structurelles peuvent se révéler au contraire menaçantes pour l’intégrité du bâtiment. L’évolution de fissures structurelles est progressive. Au début, personne ne fait attention au nouvelles fissures qui apparaissent. Chacun s’habitue et ne voit pas le danger. Mais il arrive qu’un jour un événement (un bruit, un craquement, une accélération de la fissuration, etc.) change la donne et amène l’évacuation de l’immeuble. Souvent dans l’urgence. Et parfois le pire ne peut être évité.

Le risque d’effondrement d’immeuble : un risque connu des experts fissures

On sous-estime souvent le danger des fissures présentes sur les immeubles à Paris ou sur les maisons en banlieue proche. Pourtant en région parisienne (Seine et Marne, Essonne, Haut de Seine, Seine Saint Denis…) Les sols sont réputés instables. On y trouve d’anciennes carrières de calcaire ou encore de gypse. Il y a aussi de l’argile gonflante. Ce sont les immeubles les plus anciens – ceux dont les fondations sont par exemple fragilisées ou vieillissantes – qui peuvent se fissurer. Voire, si aucune action corrective n’est envisagée, de s’effondrer. Ces risques sont connus des experts en fissure, mais ils le sont peu du grand public.

Fait divers à Rennes : un immeuble évacué à cause de fissures menaçantes

Vers 23 h, jeudi, les sapeurs-pompiers d’Ille-et-Vilaine ont été appelés par les occupants d’un appartement situé rue du Vau-Saint-Germain, dans le centre de Rennes. Ces derniers, inquiets, venaient de découvrir de nouvelles fissures sur les murs de leur logement. Après les investigations des secours et la visite d’un représentant de la mairie, l’immeuble entier a été évacué par mesure de précaution.

L’accélération de l’urbanisme et le risque d’effondrement d’immeubles

On constate une multiplication de CAD immeuble fissuré au fur et à mesure que de nouvelles constructions sorte de terre et que l’aménagement territorial connaît une expansion. La pluviométrie des dernières années a été souvent faible. Or, on sait que les constructions assèchent davantage les sols en drainant abondamment l’eau des nappes phréatiques. Le développement urbain est donc un facteur qui concourt à la fragilisation d’ouvrages, et qu’il est donc de ce fait propices aux effondrement. Un vrai cercle vicieux.